Permettre l'accès à une information objective et fiable : le rôle de l'État

Publié le 15/11/2022 Mis à jour le 25/01/2023 Temps de lecture : 2 minutes

L'interruption volontaire de grossesse (IVG) "est un droit fondamental pour toutes les femmes". Cela implique de permettre aux femmes d'être informées, sans pressions psychologiques et morales destinées à les priver d'un choix et d'un droit, notamment par des techniques de désinformation.

Des sources d'information officielles

Des sites d'information officiels, édités par le ministère de la Santé ou ses partenaires, ainsi qu'un numéro national d'information (0 800 08 11 11) délivrent une information objective et fiable sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

Lorsque l'information est recherchée sur internet, il est nécessaire d'être vigilant. En effet, certains sites internet peuvent indiquer qu'ils proposent une information sur l'IVG mais sont en réalité édités par des militants contre le droit à l'avortement. Il en va de même pour les forums dits de soutien où certains témoignages sont montés de toutes pièces par des opposants au droit à l'IVG.

Méfiez-vous systématiquement des sites et numéros verts consacrant, par exemple, une grande part de leur contenu à la maternité, aux soi-disant complications et traumatismes (mortalité, dépression, stérilité, etc.) liés à une IVG.

Lutter contre la désinformation

En complément de la création d'un numéro vert national d'information (0 800 08 11 11), et du site ivg.gouv.fr, qui apportent des informations fiables, le délit d'entrave à l'IVG a été étendu en 2017 pour lutter contre ces nouvelles pratiques de désinformation en ligne.

Le délit d'entrave à l'IVG correspond à toute action ayant pour objectif d'empêcher ou de tenter d'empêcher les femmes d'accéder à l'IVG, que ce soit en limitant l'accès aux établissements qui les pratiquent ou en exerçant des pressions ou menaces à l'encontre des personnels médicaux ou des femmes qui souhaitent recourir à une IVG.

Est également considéré comme une entrave à l'IVG le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher les femmes de s'informer sur une IVG par tout moyen, y compris en ligne, notamment par la diffusion ou la transmission d'informations erronées de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d'une IVG.

Ce délit est passible de deux ans d'emprisonnement et de 30 000€ d'amende.