Suite à un rapport sexuel à risque de grossesse

Publié le 15/12/2022 Mis à jour le 25/01/2023 Temps de lecture : 4 minutes

Que faire si j'ai eu un rapport à risque de grossesse ? Comment savoir si je suis bien enceinte ? Où se faire dépister pour les infections sexuellement transmissibles ou le VIH ?

Retrouvez ci-dessous toutes les réponses à vos questions.

Un rapport non ou mal protégé par un préservatif et sans utilisation d’un autre mode de contraception expose à un risque de grossesse non désirée et/ou de contamination par une infection sexuellement transmissible (IST).


Si vous avez eu un rapport qui vous expose à un risque de contamination par une IST, parlez-en rapidement à un professionnel de santé ou prenez rendez-vous rapidement dans un Centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) ou un centre de santé sexuelle. Vous pouvez également contacter le numéro vert de Sida Info Service (disponible 7 jours sur 7) pour obtenir des réponses à toutes vos questions sur les IST et pour vous orienter : 0 800 840 800.


Si vous avez eu un rapport qui vous expose à un risque de grossesse non désirée vous pouvez prendre une contraception d’urgence dans les 3 à 5 jours suivant le rapport sexuel non protégé.


Pour toute question vous pouvez contacter le numéro vert 0 800 08 11 11 anonyme et gratuit. Des professionnels formés sont disponibles pour vous répondre de 9h à 20h du lundi au samedi concernant la contraception, la sexualité et l’IVG.

La contraception d’urgence réduit le risque de grossesse non désirée après un rapport sexuel non ou mal protégé (absence de contraception, oubli de pilule, rupture de préservatif…).


En cas de besoin répété, une contraception régulière ou à longue durée d’action sera plus adapté.


Il existe deux types de contraception d’urgence :

  • la contraception d'urgence hormonale (sous forme d’un comprimé), accessible sans ordonnance en pharmacie. Elle est gratuite et délivrée de façon anonyme pour les mineures. Pour les majeures, assurés sociaux ou bénéficiaires de l’AME, hommes et femmes, elle est prise en charge à 100% par l’Assurance maladie.  
  • le dispositif intra-utérin au cuivre, sur prescription médicale (médecin, sage-femme) pris en charge à 100% sur prescription jusqu’à 26 ans, puis remboursé à 65% à partir de 26 ans. 

L’efficacité de la contraception d’urgence est maximale si elle est prise dans les quelques heures qui suivent le rapport. Il en existe deux types : le "Levonorgestrel", efficaces pendant 3 jours et l’« ulipristal » efficace pendant 5 jours après le rapport sexuel non ou mal protégé.


La contraception d'urgence hormonale n'est pas fiable à 100%. Le dispositif intra-utérin est la contraception d’urgence la plus efficace. Si, malgré son utilisation, vous observez un retard de règles et qu'une grossesse a lieu, consultez un médecin ou une sage-femme.

Les signes d’une grossesse (retard de règles, nausées matinales, seins douloureux…) peuvent alerter. En effet, ces signes peuvent être discrets ou avoir une autre cause, c’est pourquoi il est important de faire un test de grossesse urinaire (disponible en pharmacie ou en grande surface) si vous avez eu un rapport non protégé. L’idéal est de le réaliser le matin, après le réveil.


Un test urinaire positif doit ensuite être confirmé par un examen médical et/ou un test sanguin. Pour cela, il faut se rendre chez un professionnel de santé (médecin généraliste, gynécologue ou sage-femme). Il ou elle pourra également réaliser ou vous prescrire une échographie de datation de la grossesse. 

En France, il existe un numéro vert dédié le 0 800 08 11 11, pour vous informer sur la contraception, la sexualité et l’IVG. Des professionnels formés sont disponibles pour vous répondre de 9h à 20h du lundi au samedi. En dehors de ces plages horaires, les sites de référence sur l’avortement dont ivg.gouv.fr sont disponibles et rappellent les démarches d’urgence à effectuer en cas de rapports sexuels non protégés.


Vous pouvez également vous rendre dans un centre de santé sexuelle (ancien centre de planification et d’éducation familiale) ou dans un espace vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), où il est possible de recevoir, gratuitement et anonymement, des informations.
Les professionnels de santé (médecin généraliste, gynécologue ou sage-femme) peuvent aussi vous informer et vous orienter.


Plusieurs associations jouent un rôle essentiel dans l’écoute et l’accompagnement des femmes qui souhaitent s’informer ou recourir à l’IVG.