La santé sexuelle

Publié le 15/11/2022 Mis à jour le 25/01/2023 Temps de lecture : 5 minutes

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) : "La santé sexuelle est un état de bien-être physique, émotionnel, mentale et social en matière de sexualité, ce n'est pas seulement l'absence de maladie, de dysfonctionnement ou d'infirmité. La santé sexuelle exige une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, ainsi que la possibilité d'avoir des expériences sexuelles agréables et sécuritaires, sans coercition, ni discrimination, ni violence. Pour atteindre et maintenir une bonne santé sexuelle, les Droits Humains et Droits sexuels de toutes les personnes doivent être respectés, protégés et réalisés.".

La santé sexuelle fait partie intégrante de la santé et du bien-être, et de la qualité de vie dans leur ensemble, c'est pourquoi il est essentiel de permettre à tous et à chacun :

  • l'accès à une information de bonne qualité ;
  • l'apport de connaissances sur les risques et notamment en cas de relations non ou mal protégées ; 
  • l'accès aux soins de santé sexuelle ;
  • la possibilité de vivre dans un environnement qui affirme et promeut la santé sexuelle.

Accéder à l'information et connaître les risques

Plusieurs dispositifs permettent d'accéder à l'information sur la santé sexuelle et sur les conduites à tenir en cas de rapports non ou mal protégés.

Les sites et numéros d'information

Une information accessible à tous, à tout moment :

Des numéros gratuits d'information, d'écoute et d'orientation accessibles à tous :

Les lieux

Pour vous informer sur la santé sexuelle, il est possible de se rendre dans un centre de santé sexuelle ou dans un Espace vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS).

L'école joue également un rôle important. En effet, la loi impose qu'"une information et une éducation à la sexualité soient dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d'au moins trois séances annuelles." Cette éducation doit contribuer, dans un cadre positif et bienveillant, à l'apprentissage d'un comportement responsable, dans le respect de soit et des autres.

Notamment par :

  • l'apport d'informations objectives et scientifiques,
  • l'identification des différentes dimensions de la sexualité,
  • le développement de l'esprit critique,
  • l'identification des comportements responsables, individuels et collectifs,
  • la connaissance des ressources d'information, d'aide et de soutien.

Les professionnels

Les professionnels de santé peuvent également donner des informations sur les questions de santé sexuelle (médecins, sages-femmes, pharmaciens, infirmiers...).

Accéder aux soins

Sur tout le territoire, l'offre de soins en santé sexuelle tend à s'étoffer au fil des années. Des mesures de prise en charge financière sont également mises en place pour permettre à tous d'y accéder

Dépistage et contraception sont de plus en plus accessibles :

  • contraception prise en charge à 100% pour les femmes jusqu'à 26 ans ;
  • contraception d'urgence prise à charge à 100% pour toutes et tous ;
  • distributeurs de préservatifs dans les lycées ;
  • préservatifs externes pris en charge à 100% et sans ordonnance pour tous les jeunes jusqu'à 26 ans ; 
  • prise en charge à 60% des préservatifs externes (dits masculins) sur ordonnance pour les personnes de 26 ans et plus ;
  • dépistage du VIH sans frais et sans ordonnance dans tous les laboratoires de biologie médicale.

Cette offre de prise en charge vient compléter le travail effectué dans différents établissements, que ce soit pour le dépistage ou pour la contraception :

  • les centres de santé sexuelle, publics ou associatifs (ex-centre de planification et d'éducation familiale - CPEF) ;
  • les permanences d'accès aux soins (PASS) pour les personnes en situation de précarité ;
  • les CeGIDD (centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic) pour le dépistage anonyme et gratuit des infections sexuellement transmissibles (IST) ;
  • les Espaces vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) ;
  • les actions mobiles d'associations sur tout le territoire, proposant de l'écoute, du conseil mais également du dépistage ;
  • vente d'autotests VIH en pharmacie.

Évoluer dans un environnement favorable

La loi prévoit différentes dispositions afin de permettre à chacun de vivre dans un environnement favorisant sa santé, et donc sa santé sexuelle.

La lutte contre les discriminations (comme les LGBT+phobies ou la sérophobie) est fortement ancrée dans le pays. La discrimination est un délit prévu aux articles 225-1 et suivants du code pénal. La sanction encourue est une peine de 5 ans de prison et 45 000€ d'amende.

La défense du droit à l'IVG est aussi fortement soutenue, avec principalement la création d'un délit d'entrave à l'IVG qui sanctionne toute action ayant pour objectif d'empêcher ou de tenter d'empêcher les femmes d'accéder à l'IVG, que ce soit en limitant l'accès aux établissements qui les pratiquent, ou en exerçant des pressions et menaces, à leur encontre et vers les professionnels médicaux. Ce délit a été élargi à la lutte contre la désinformation en sanctionnant le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher les femmes de s'informer sur l'IVG par tout moyen, y compris en ligne, et par la diffusion ou la transmission d'informations erronées.

Ces sujets sont fortement soutenus en France et portés par un ministère chargé de la promotion de l'égalité, mais également par le Défenseur des droits, institution publique qui veille au respect des droits et libertés, ainsi que par de nombreuses associations qui luttent au quotidien sur le terrain. Ces notions sont également inculquées dès le plus jeune âgé, à l'école où l'Éducation nationale intègre ces sujets dans les programmes scolaires.