Après l'IVG

Publié le 15/12/2022 Mis à jour le 25/01/2023 Temps de lecture : 3 minutes

Y a-t-il des conséquences psychologiques ? Quelle contraception choisir ? Y a-t-il des séquelles ?

Retrouvez ci-dessous toutes les réponses à vos questions sur ce qu'il se passe après une IVG.

Comme le précisent les recommandations de la Haute Autorité de santé, il n’existe pas de pathologie psychologique spécifique au décours d’une IVG.
L’impact psychologique d’une IVG dépend de chacune.


Si vous en ressentez le besoin, avant ou après l’IVG, vous pouvez demander à bénéficier de la consultation psycho-sociale proposée (et obligatoire pour les mineures). Vous pouvez également vous tourner vers les associations qui peuvent vous apporter un soutien important.

A plus long terme, un accompagnement psychologique par un professionnel peut également être mis en place.

La reprise de la fertilité après une IVG est immédiate. Une contraception efficace est donc utile dès la réalisation de l’IVG en cas de poursuite de rapports pouvant générer une grossesse.

Le choix d’une méthode de contraception est abordé avec le médecin ou la sage-femme lors des différentes consultations qui précèdent et suivent l’IVG.

Au cours des différentes consultations effectuées pour réaliser l’IVG, vous recevez une information détaillée sur les méthodes contraceptives disponibles et pouvez échanger avec le médecin ou la sage-femme afin de choisir la contraception qui vous convient le mieux.
Aucune méthode n’est contre-indiquée après une IVG, sauf cas particulier.


Seuls les moyens de contraception nécessitant des manipulations vaginales (anneau vaginal, cape cervicale, etc.) ne sont pas recommandés immédiatement après l’intervention, pendant le premier cycle suivant l’IVG.

La contraception que vous avez choisie peut être mise en place dès la réalisation de l’IVG.


Un dispositif intra-utérin (au cuivre ou à la progestérone) peut être posé immédiatement après la réalisation de l’IVG instrumentale (sauf en cas d’épisode infectieux) ou lors de la visite de suivi pour une IVG médicamenteuse.


Une contraception hormonale, œstroprogestative (pilule, patch transdermique) ou progestative (pilule, implant, injection intra musculaire) peut être débutée :

  • le jour même ou le lendemain d’une IVG instrumentale ;
  • le jour de la prise de misoprostol – prise du 2e médicament – pour une IVG médicamenteuse.

Les préservatifs externes (dits masculins) ou internes (dits féminins) peuvent être utilisés dès la reprise des rapports sexuels. Ce sont les seuls contraceptifs qui protègent des infections sexuellement transmissibles, dont le VIH-Sida.


Seuls les moyens de contraception nécessitant des manipulations vaginales (anneau vaginal, cape cervicale, etc.) ne sont pas recommandés immédiatement après l’intervention, pendant le premier cycle suivant l’IVG.

Sont remboursables par l'Assurance maladie :

  • certaines pilules contraceptives ;
  • les implants contraceptifs hormonaux ;
  • les progestatifs injectables ;
  • les dispositifs intra-utérins (DIU) ou stérilets ;
  • les diaphragmes ;
  • 2 marques de préservatifs masculins, « Eden » et « Sortez couverts ! ».

Pour les femmes de moins de 26 ans, ces contraceptifs sont délivrés en pharmacie sur prescription médicale avec une prise en charge à 100% et sans avance de frais. Le parcours de contraception pour toutes les personnes mineures est protégé par le secret.


Pour les femmes de plus de 26 ans, ces contraceptifs sont remboursés à 65 % par l'Assurance maladie dans les conditions habituelles.


Les centres de santé sexuelle (anciens centres de planification et d’éducation familiale) délivrent à titre gratuit des médicaments ou dispositifs contraceptifs aux mineures désirant garder le secret et aux personnes ne bénéficiant pas d’une couverture sociale.