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Décryptage des idées reçues sur l’IVG

Publié le | Mis à jour le

Est-ce que l’on est obligé d’avorter à l’hôpital ?

Non, l’IVG médicamenteuse peut être réalisée par des médecins ou sage-femmes dans les centres de santé, centres du planning ou cabinets de ville.

Est-ce que l’IVG peut rendre stérile ou causer des difficultés pour tomber enceinte par la suite ?

Une IVG ne rend pas stérile, une grossesse peut être envisagée dès le mois qui suit.


QUESTION 11 - Est-ce qu’une IVG peut rendre... par affairessociales-et-sante

Y a-t-il des conséquences psychologiques après une IVG ?

Réponse du gynécologue Philippe Faucher :

"La majorité des études scientifiques sérieuses qui ont été publiées sur le sujet montrent qu’il n’y a pas de séquelle à long terme psychologique de l’avortement. Il n’y a pas de syndrome post-traumatique qui persisterait à distance, plusieurs années après un avortement.

Au moment de l’IVG, ce n’est pas un moment très agréable à passer.
Mais là c’est comme pour la douleur physique, il y a des femmes qui le vivent on va dire plutôt bien et puis il y a des femmes qui le vivent plutôt mal : donc qui sont tristes, qui pleurent. Et à ce moment là il ne faut pas hésiter à demander à des professionnels formés à l’accompagnement psychologique de vous aider."

Est-ce qu’une mineure doit demande l’avis de ses parents pour avorter ?

Une femme mineure peut décider d’avorter sans le consentement de ses parents ou représentants légaux.

En savoir plus : l’IVG pour les mineures, comment ça se passe ?

Les IVG sont-elles surtout demandées par des femmes très jeunes ?

Non, en 2016, 211 900 interruptions volontaires de grossesse ont été réalisées en France. Les femmes de 20 à 24 ans sont les plus concernées avec un taux de 26 pour 1000. Les IVG sont même en légère baisse parmi les moins de 20 ans : 20 000 femmes en 2016, soit 10 femmes sur 1 000 en Métropole et 23 pour 1 000 dans les DROM. 

Source DREES

Est-ce que les femmes ayant eu recours à l’IVG n’utilisaient pas de contraception ?

Le nombre des IVG, y compris chez les plus jeunes, ne s’explique pas principalement par un défaut de couverture contraceptive.

En 2007, d’après l’enquête sur les IVG de la DREES, deux femmes sur trois ayant eu une IVG utilisaient une méthode contraceptive qui n’avait pas fonctionné.

En 2013, selon l’enquête Fécond, seules 3 % des femmes (ni enceintes ni stériles, ayant des rapports hétérosexuels et ne voulant pas d’enfants) n’utilisent aucune méthode de contraception.

Source DREES





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